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Articles

réveil nocturne

Réveil en sursaut . Qu’est ce qui m’a dérangé pour que je me réveille subitement? J’ai le sommeil léger et le moindre bruit insolite me fait sortir du sommeil. Alors j’écoute, l’oreille aux aguets , comme un cerf dans le bois qui entend les aboiements des chiens et qui tente de savoir d’où ils viennent pour fuir désespérément d’un autre côté. Non, je n’en suis pas là. Je ne me sens pas traqué encore, mais quand même coincé dans un espace et avec tellement de restrictions que s’en est oppressant et étouffant. La nuit je rêve de voyages de voler au dessus de la mer, de bistrots enfumés de musique et de danse. Alors que ce passe t il dans ma nuit? Je manque d’air; j’ai beau ouvrir ma fenêtre pour mieux respirer , la nuit m’angoisse désormais. Qu’elle va être la prochaine étape de diminution de liberté. Des drones partout au dessus de nous ? On n’entend même plus le chant des oiseaux mais uniquement des ombres qui crient dans des hauts parleurs dans le ciel. Ils peuv...

L'impossible

Quand le tantra est là la Biodanza s’en va. Et le wuo-tai se taille . Tout est affaire de proportions ou de portions . Tant qu’à faire soyons ambitieux et visons loin, visons le plus loin possible jusqu’à l’infini. Autant demander l’impossible quand le possible ne peut être atteint . L’impossible est si loin qu’il devient présent en nous alors que le possible nous pose problèmes et réflexions mentales . L’impossible est partout en nous dans nos rêves et nos envies , dans nos fantasmes et nos assouvissements. Il est si démesuré qu’on ne peut le rejeter et que l’on doit le laisser nous pénétrer ou plutôt nous devons tellement nous expanser pour pouvoir le ressentir et le vivre . Pourquoi se limiter, toujours croire en l’impossible , personne ne vous en voudra . Ils seront jaloux de vous voir oser et faire et dire et vivre tout haut ce qu’ils n’osent même pas imaginer . Le vide est si rempli de vie et d’énergie , quand le mental se tait tout est clair et l’on peu...

Sac à faire

Sac à faire , tant à faire, tentant de faire . SI peu d’envie de faire mais de laisser faire. Faire ici ou faire ailleurs , pourquoi s’en faire  quand le faire est si chaud et présent devant soi. Quelle affaire tout ça , la vie n’est pas à faire ni à défaire. Belle affaire me direz vous que cette vie affairée alors que le non faire est toujours là à nous tendre les bras , à nous tenter. Pourquoi ne pas se laisser faire à ne rien faire . Lâcher prise , relaxation , comme un poisson dans le courant se laisser emporter par le flot vers des rivages insoupçonnés et accoster en ce monde paisible intérieur ou tout est connecté et relié . Sentir la présence en soi et partout .  Je vais le faire , oui là maintenant  Je freine des quatres fers pourtant alors qu’il suffit d’ouvrir les doigts et de s’envoler dans le vent de la vie .  Rouler en nous et s’étrangler de joie et de rancoeurs pour toujours. Pas si simple de tout lâcher et de laisser la vie décider ...

Lucille

Waouh ! Lucille Lucille ma guitare. Oui ma super guitare, si brillante, si remuante, comme j’aime tes notes, tes scats, tes envolées dans les aigus. Comme j’aime ton son si envoûtant, ton aura qui me remue jusqu’au plus profond et me fait danser en cadence . Tout ton corps s’envole et ta jupe se retrousse quand tu sautes et bondis par dessus ma tête en criant Lucille.  Oui tu es ma danseuse de charme, mon passeport pour la folie et l’amour. Rien ne te résiste, toutes les frimousses sourient et se trémoussent quand tu passes en mode mineur et que mes doigts se lâchent sur tes cordes . Tu es ma déesse de plaisirs et seule la panne de courant peut me faire pleurer . On étaient si près de la fin de la mélodie. Dors ma petite Lucille repose toi et rêve à demain , à notre prochain récital endiablé.

La nymphe dans le forêt

La forêt était sensible au soleil , les rayons de l’astre se faufilaient entre les troncs et scintillaient dans les lointains. Les goutelettes tombaient par à coups sur le feuillage déjà humide et la danseuse tournait harmonieuse et légère . Ses bras virevoltaient en tournant autour des arbres étonnés. Le ruisseau digne et palpitant la regarda amoureusement et le cerf branché se frotta les bois sur la mousse verdissante. Les pépiements calins l’entourèrent et la firent sourire soudainement . Ils la frôlèrent avec douceur et elle frémit de plaisir . tout son corps languissant se coucha sur les vertes herbes . Elle tourna bruyamment sur elle même, des tours et des retours rapides et si soudains qu’ils  firent s’envoler toute la gente ailée. Elle rit en cascade, le ruisseau roucoula de plaisirs et l’eau jaillit entre les pierres et mouilla les berges pleines d’ail sauvage. La nuit allait venir bientôt et la gracile déesse alla se fondre dans les ténèbres. C...
.. pendule .. Le pendule , vulgaire bout de ficelle avec un écrou accroché à son extrémité, se mit à bouger . Avant, arrière , il hésitait encore , dans quel sens devait il aller. C'était quand même pas une décision simple à prendre. Cette question aussi , pourquoi lui était elle passée par la tête? être ou ne pas être . pas si nouveau que ça le problème, bien sur Mais être pourquoi, pour qui, pour combien, pourtant. Oui,  pourtant de temps, pour combien de joies, pour qui m'aime., pourquoi suis-je né. Il fallait se décider à vivre ou mourir encore . Combien de vies , pourquoi tant de morts, pour qui doit on revivre sans cesse ?  Pourtant l'envie de la vie fit que ...

Rire cristallin

Son rire cristallin résonne bruyamment dans le ciel étoilé, si noir que l’on voit à peine Virginia et son accoutrement si bizarre pour une nuit chaude d’été. Elle glousse quand Jim entre dans son champ de vision bien bas et qu’elle voit un mauvais pied tout nu et enflé , peut être même écorché, mais elle ne saurait l’assurer vu le peu de lumière ambiante. Elle ricane en le voyant si blanc et malingre tout empêtré dans son corps maigre. Elle est emmitouflée dans une vieille couverture genre plucheuse et bien moche dans ses ridicules couleurs écossaises, mais au moins elle n’est pas gelée et tremblante comme cet imbécile de Jim dont elle se demande quand même comment elle peut encore le supporter. Cet homme par défaut ou plutôt avec des défauts si criants que s’en était à hurler de dépit avait finit par s’incruster dans sa vie par lâcheté de sa part . Virginia aimait le hasard et ses conséquences quelles qu’elles soient. Virginia n’aimait pas décider, elle préférait se contenter de s...